Description
Depuis 2003, l’exploitation des carrières de marbre est relancée par l’entreprise PLO qui commercialise ce marbre de grande qualité sous le nom de "Versailles".
Le village de Beyrède-Jumet est situé à 650m d’altitude et est entouré de forêts de hêtres et de sapinières, surplombé par le Signal de Bassia sommet culminant à 1921m.
Le nom de Beyrède-Jumet est lié à l'activité de Verrerie présente sur la commune jusqu'au 18e siècle.
Anciennement rattachée au Comminges, la commune était caractérisée par une forte activité artisanale et commerciale : marbre, verrerie et port de radelage.
La commune était une Seigneurie ayant appartenu aux familles d'Antin, de Verdelin, de Polastron.
Les carrières de marbre de Beyrède, ont surtout été exploitées sous le règne de Louis 14, pour les bâtiments du Roi.
La communauté de Beyrède-Jumet a surtout vécu de ses estives (col de Beyrède) et de ses vastes forêts (près de 900 ha de hêtres et de sapins). A la fin du 19e, la présence d'une cimenterie "Portland" apporte une dynamique économique créatrice d'emplois. Après le creusement du canal de la Neste vers 1850 dont la prise d'eau est située sur le territoire de la commune, l’année 1906 marque un tournant important dans le paysage économique local avec l'implantation d'une usine hydroélectrique et l’implantation d'un site industriel aujourd'hui consacré à la production d'abrasifs et de réfractaires (actuelle usine Rio Tinto/Alcan ; certifié ISO 9001).
. En 1712, la brèche de Beyrède, ou brèche d'Antin, fournit le marbre que le Roi préfère (marbre connu sous le nom de marbre d'Antin). Ces blocs de marbre descendaient la Neste, la Garonne ou l'Adour jusqu'à Bayonne ou Bordeaux, rejoignaient Rouen, et remontaient la Seine jusqu'à Paris.
Dans la seconde moitié du 18e siècle, le marquis de Polastron fit construire une papeterie (moulin à papier) au bord du ruisseau de Beyrède. Cette papeterie, fournissant du papier bleu et blanc de bonne qualité, employait une dizaine d'ouvriers dans les premières décennies du 19e siècle, plus de 20 ouvriers vers 1850 (papeterie Loustau et Gouaux) mais l'activité périclita et disparut à la fin du 19e siècle.






